(( Le projet « Au cœur du quartier » ))
1. Présentation du Projet
2. Contexte social
3. Les ateliers de sensibilisation
4. La citoyenneté au coeur du projet
5. Une création artistique pour une compagnie

Présentation
La Compagnie du Théâtre du Bout du Monde travaille depuis 1998 au sein du CASH (Centre d’accueil et de soins hospitaliers) situé dans le quartier du Petit Nanterre. Cette présence s’est accentuée depuis septembre 2006. En résidence au cœur même du quartier, la compagnie mène une action culturelle en continu sur le territoire dont l’objectif est de (re)lier les différentes populations du quartier et de permettre à des artistes d’engager leurs démarches et propositions artistiques auprès des habitants, pour une amélioration du « vivre ensemble ». Notre mission se veut locale et sociale. Il s’agit avant tout de :
- Faire évoluer la partition symbolique entre les quartiers « Canibouts » et « Pâquerettes »
- Mettre l’action artistique au cœur du processus de développement de la personne.
- Redonner un rôle social à l’espace public du Petit Nanterre
- Donner au citoyen, quel qu’il soit, des éléments de maîtrise (affective, sociale, politique...) de son rapport au monde.
- Développer les relations intergénérationnelles, en créant des passerelles, notamment entre les bénéficiaires de nos ateliers (pensionnaires du CASH, enfants et parents d’enfants, femmes en cours d’alphabétisation, etc…).
La Compagnie du TBM n’étant pas là pour se substituer aux travailleurs sociaux, c’est par une proposition alternative, culturelle et artistique, qu’elle entend jouer un rôle sur ce territoire. En alliant ces plans éducatifs, sociaux et culturels, il s’agit pour nous de dégager des perspectives communes de production artistique et de réflexion pédagogique. Avec pour objectif de proposer des formes nouvelles d’expression artistique mêlant théâtre, poésie, lecture, marionnettes, art de la rue,…
Les partenaires sur le quartier du Petit Nanterre : les Centres Sociaux Valérie Méot et des Canibouts, les écoles La Fontaine et Pâquerettes, le centre de loisirs Maison de l’Enfance, l’association NAHDA (groupe de femmes), l’association l’Art Mûrit (rap, slam…), la Maison des Jeunes, G.A.O - Club de prévention, Médiathèque du petit Nanterre, le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH).
Les partenaires sur Nanterre : l’Agora (Maison des initiatives citoyennes), D.D.C. (Direction du Développement Culturel de la Ville de Nanterre) secteur sensibilisation des publics, le Théâtre des Amandiers (C.D.N.), le collectif d’artistes Terrasse 18.
Contexte social

Le quartier du Petit Nanterre connaît divers dysfonctionnements, lié à son histoire, à son enclavement, à une faible diversité sociale. La « rupture » symbolique entre les deux cités du petit Nanterre, « Pâquerettes » et « Canibouts », est matérialisée par la rue de l’Agriculture, sans aucun caractère ni statut, alors qu’il s’agit de la seule rue traversante du quartier. Une rupture soulignée aussi par les contrastes de forme et d’organisation urbaine de ces deux « cités ». Ce quartier fait l’objet depuis le début des années 2000 d’un Plan de Renouvellement Urbain et Social qui met en perspective, avec le projet général de quartier, les projets individuels institutionnels ou associatifs.
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Les ateliers de sensibilisation
Les ateliers de sensibilisation artistique participent d’une dimension éducative et de sensibilisation du public. Ils permettent de développer une approche critique du monde en conjuguant plusieurs aspects : la sensibilité aux œuvres et à leurs contextes, l’approche et la pratique des langues et le développement de la pratique expressive. L’éducation artistique qui se dégage des ateliers contribue également à la construction de l’identité sociale, civique et culturelle et ce, en mobilisant et développant l’initiative et l’autonomie des participants. Ces ateliers de pratique amateur prennent une tournure semi-professionnelle dès lors qu’on associe (comme nous le proposons parfois) les élèves au processus qui mène à la création, sur scène. Sur le long terme, ces actions ont pour effet de « désintimider » les populations les plus inhibées parce qu’elles les impliquent en amont de la création, dans un large processus de concertation.
Exemples d’ateliers mis en place par le T.B.M en 2007 et 2008
- Ateliers théâtre auprès de l’Association NAHDA (groupe de femmes en cours d’alphabétisation) ; d’un groupe de femmes en cours d’alphabétisation du Centre socioculturel des Canibouts ; de bénéficiaires du CASH (Centre d’accueil de soins hospitaliers de Nanterre) ; d’un groupe de jeunes du centre socioculturel des Canibouts et du G.A.O. (vacances scolaires) ; des enfants du quartier (« Les Petits Bouts du Monde »).
- Ateliers marionnettes auprès des classes maternelles des Ecoles des Pâquerettes et de La Fontaine, Petit Nanterre.
Ateliers de marionnettes
Ateliers au CASH
Ces rencontres nourrissent le travail de création en structurant la matière recueillie avec la population, afin de construire, un canevas dramaturgique, autour de cette parole.
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La citoyenneté au cœur du projet
Des rendez-vous dans le quartier sont organisés par la compagnie souvent en collaboration avec d’autres partenaires ou associés à des événements montés par d’autres structures. Ces rendez-vous sont l’occasion de mettre en avant le travail réalisé au sein des ateliers et de valoriser les participants aux yeux des autres habitants du quartier et donc de la société dans laquelle ils vivent. Ces rendez-vous peuvent prendre différentes formes, le TBM a ainsi pu participer à plusieurs Cafés des Parents, organisés par le Centre social Valérie Méot. La compagnie est également un élément moteur dans l’organisation de la Fête de la femme, de la Fête de quartier qui se déroule en juin tous les ans ainsi que pour les Terrasses d’été organisées pendant la période des mois d’été.
Nous visons le même objectif lorsque nous travaillons auprès des écoles du quartier, lieux d’initiation à la vie en société et à l’acte citoyen. Grâce à nos ateliers de marionnettes menés auprès de classes maternelles, nous avons pu contribuer au renforcement de la communauté éducative en faisant entrer des parents dans l’école. Ces initiatives ont permis aussi de s’attaquer à la frontière symbolique qui existent entre les deux cités du Petit Nanterre : les élèves, déplacés, ont pu assister à des petites représentations dans « l’autre » école.
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Une création artistique pour une compagnie
Au-delà des ateliers, le projet du T.B.M au Petit Nanterre prévoit la création d’un spectacle se nourrissant des expériences menées sur le territoire, soit en rapportant les textes et voix qui auraient pu s’exprimer lors des ateliers, soit en favorisant le jeu de personnes se sentant prêtes à monter sur scène, créant ainsi une passerelle entre artistes amateurs et professionnels (cf. « Tumultes et murmures », réalisation 2008).
En 2008, nous avons créé notre propre événement, intitulé « Semaine du 32 mai ».
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